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Sujet iconographique = Statue
La feuille du musée Magnin présente de grandes affinités de style et de composition avec deux vues de la villa d’Este, signées de la même façon et datées par D. Aaron de 1810 environ (voir Didier Aaron, Master Drawings, New York, Londres, 1988, nos 64 et 65 repr.).
Cette scène semble inspirée d’un roman gothique anglais, dont le genre était si prisé à l’époque romantique.
Les costumes permettent de dater le dessin de la Restauration. Au salon de Douai de 1831 figurait sous le no 221 un dessin au trait, Intérieur d’un atelier (voir Les salons retrouvés, éclat de la vie artistique dans la France du Nord, 1815-1848, Calais musée des beaux-Arts et de la dentelle, Douai musée de la Chartreuse, 1993, tome II, p. 142)
J.-P. Garric rappelle que des dessins de ce type ont été produits en grand nombre dans le contexte académique du premier quart du xixe siècle. Si ce dessin n’a pas la qualité de ceux de Percier, il est possible qu’il puisse avoir été dessiné sous sa direction, dans un contexte professionnel ou didactique ; il enseigna en effet pendant vingt-deux ans.
Dans l’état actuel, il n’est pas possible de savoir s’il s’agit d’un projet académique (comme la disposition fantaisiste de la végétation…
Ce thème tiré de Plutarque (César, 66) est rarement représenté. On peut signaler une œuvre d’une troublante relation avec le dessin de Gagneraux : il s’agit d’une feuille de Felice Giani (1760-1823) intitulée L’Assassinat de César. Les deux artistes travaillaient à la même époque à la villa Borghèse (voir A. O. Cavina, 1979).
L’attribution à Pierre-Adrien Pâris est peu vraisemblable pour P. Pinon, d’une part parce que le dessin n’a ni la fermeté ni la justesse de ceux de l’architecte, d’autre part, parce qu’il n’a pas pratiqué le genre du capriccio (communication écrite, 16 avril 2007).
L’hypothèse d’une attribution à Louis-Gabriel Blanchet par J.F. Méjanès n’a pu être étayée jusqu’à présent.
La Vue d’une porte d’une enceinte fortifiée